Comment s’épanouir malgré l’adversité ?

J’ai longtemps cru que les personnes qui s’épanouissaient étaient celles auxquelles tout souriait dans la vie. Des personnes qui naissaient avec une bonne étoile qui leur offrait un talent et qui étaient en quelque sorte « épargnées » par les difficultés de la vie.

Puis j’ai compris que ces personnes n’existaient pas. Que l’on avait tous notre lot d’inconfort dans la vie. Et que l’enjeu était d’apprendre à danser sous la pluie.

Alors pour découvrir comment s’épanouir malgré l’adversité, laissez moi vous raconter l’histoire de Nadia Comaneci. Cette gymnaste Roumaine au palmarès incroyable, Championne Olympique ayant obtenu 7 fois la note parfaite.

Nadia Comaneci a fait fructifier son talent grâce à son l’ambition et de l’entrainement

A l’âge de 6 ans, elle fait de la gymnastique pour s’amuser. Puis son ambition s’est développée, elle voulait devenir une championne, être la meilleure.  Et pour y arriver, elle s’est entrainée, fort, plus fort que les autres gymnastes. Elle en faisait chaque fois plus que ce que ses entraineurs lui demandaient. Et elle répétait inlassablement ses routines jusqu’à ce qu’elle les maîtrise.

« Faire sa meilleure routine au bon moment, c’est la définition d’un champion ! »

Nadia Comaneci a fait preuve de persévérance face à l’adversité

Elle est restée sur haut des podiums pendant 10 ans. Ce qui est une longue carrière pour la gymnastique en compétition.

En 1970, elle devient la plus jeune championne de Roumanie à l’âge de 9 ans (1er record). En 1980, Nadia Comăneci termine sa carrière en compétition avec une deuxième participation aux Jeux olympiques. Elle conserve son titre olympique à la poutre et partage la médaille d’or avec Nellie Kim aux exercices au sol.

Mais entre 1970 et 1980 sa vie de gymnaste n’a pas été un long fleuve tranquille.

Déracinement géographique, coupure avec son mentor, changements familiaux PUIS LE REBOND QUI CREER UN NOUVEAU RECORD

Après ses 1er Jeux Olympique à Montréal en 1976 (durant lesquels elle a obtenu 7 fois la note parfaite (2ème record)), le gouvernement roumain l’oblige à changer d’entraîneurs et à déménager à Bucarest. Au même moment ses parents divorcent. Elle est désorientée, prend du poids et ses performances ne sont plus au rendez-vous. Aux championnats du monde de 1978 elle chute aux barres asymétriques et ne termine que quatrième du concours général.

Mais elle n’a pas abandonné. Elle est retournée s’entraîner avec son mentor Bela Karolyi. Il l’a accompagné, coaché et l’a aidé à persévérer pour réaliser ses ambitions. Elle a retrouvé confiance en elle, et 1979, elle remporte son troisième titre consécutif au concours général aux championnats d’Europe, devenant la première gymnaste à réaliser cette performance, hommes et femmes confondus. (3ème record)

Hospitalisée avant les Jeux olympique en 1980 PUIS UNE NOUVELLE MEDAILLE D’OR OLYMPIQUE

Contre l’avis médical, elle prend part à la compétition et remporte le titre à la poutre avec une note de 9.95, ce qui permet à l’équipe de Roumanie de remporter la médaille d’or.

Nadia Comaneci a pris des risques pour s’épanouir

Après avoir raccroché ses justaucorps, Nadia Comăneci travaille à la fédération roumaine de gymnastique et elle entraîne les gymnastes juniors pendant 5 ans. Mais, jugée comme suspecte, elle a été interdite de sortie de Roumanie.

La liberté de voyager était tellement importante pour elle qu’elle a risqué sa vie pour quitter la Roumanie. Clandestinement, elle passe la frontière hongroise à pied et parvient en Autriche. Puis elle rejoint les États-Unis.

Aujourd’hui, elle y vit et est mariée à Bart Conner (un gymnaste américain champion olympique qu’elle avait rencontré au cours des Jeux de 1976). Elle a réalisé son rêve d’enfant d’avoir un club de gymnastique. Et reste présente pour son pays natal au travers d’œuvres caritatives. Elle a notamment mis en place une clinique à Bucarest pour aider les enfants à se faire soigner gratuitement. 

Ce qu’on peut retenir de l’histoire de Nadia Comăneci

Face à l’adversité, il peut nous arriver à tous de tomber, de perdre pieds, de perdre de vu nos ambitions, notre enthousiasme ou de vivre des échecs. Et de nous sentir blessés, écorchés, dégoûtés, déprimés, affolés, bloqués, angoissés voir paniqués. Et c’est normal d’être traversé pour ces émotions lorsque nos besoins ne sont pas satisfaits. L’épanouissement commence par s’aimer dans notre vulnérabilité.

Nous pouvons par la suite retrouver l’espoir que l’on a la capacité de se relever. Persévérer et sortir la tête de l’eau. Nous entrainer de nouveau pour réaliser nos ambitions. Prendre des risques pour donner vie à nos valeurs. Et s’épanouir malgré l’adversité.

Si actuellement vous vivez des événements qui vous touchent, vous bousculent, vous font vaciller. Et que vous vous jugez de ne pas mieux gérer la situation, sachez que vous rajoutez de la souffrance à la douleur. Et commencez à vous dire les mots tendres que vous diriez à un ami que vous souhaitez réconforter.

Sachez également que vous aussi, vous avez la capacité à vous relever, persévérer et demain vous épanouir encore plus malgré l’adversité.


Si vous en doutez, rappelez vous un événement difficile de votre vie que vous avez dépassé. Si si, cherchez bien, nous en avons tous dépassé. Et ressentez à nouveau les émotions agréables que vous avez vécues lorsque vous vous êtes relevés : l’excitation, la motivation, la fierté, la joie, la sérénité, la paix retrouvée.

Et si vous sentez, comme Nadia Comaneci, que vous avez besoin d’être accompagné, faites appel à un coach de vie pour vous guider et vous entrainer à vous épanouir malgré l’adversité.

Vanessa CAZAUX

Coach des femmes actives épanouies